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SEPTIEME VERTU PRINCIPALE

TÉMOIGNER pour DIEU


56ème  affluent : Se purifier et faire propre


Il est impossible de ressusciter le peuple islamique tant que sa personnalité assassinée ne renaît pas au monde, incarnée en un homme nouveau, en une société nouvelle, vivant tous les deux leurs convictions authentiques, capables ainsi de témoigner pour l'Islam, pour Dieu dans le monde violent et sans finalité que dominent les jahiliyens.

La vertu de témoigner de la Vérité au milieu du faux, de la stabilité au milieu du chancelant s'acquiert par une discipline de purification ; la propreté intérieure et extérieure de l'individu et de la société vont ensemble.

D'abord le fidèle doit s'occuper du siège même de la vie : son corps. La société est avant tout une association de, personnes incarnées ; un beau programme de civilisation est celui qui pourvoit aux exigences de pureté et de propreté..

Notre relation à Dieu n'est pas l'affaire de méditation seulement, la purification et la participation active du corps sont nécessaires. L'état de pureté des consciences intègres et aspirant à Dieu sur lesquels est fondée l'oeuvre communautaire doit être reflété par l'état de propreté corporelle et matérielle des personnes et de l'environnement. La limpidité des rapports politiques demande que la pollution morale soit combattue, l'autre pollution, celle des corps est non moins importante.

Mentionner la propreté et la pureté à l'homme du vingtième siècle menacé d'asphyxie dans ce monde surindustrialisé et pollué, c'est parler de code dans la maison du pendu. La pureté et la propreté sont aujourd'hui deux aspirations de l'humanité qu'il est de plus en plus difficile de satisfaire au milieu de la corruption des moeurs et de l'atmosphère, corruption par la libération des instincts et le débraillé de l'être des barbares qui ne savent que produire pour consommer.

La discipline islamique commence par la discipline corporelle ; notre corps est l'instrument de notre félicité ou de notre perdition, il faut l'accepter comme le don divin qu'il est et en prendre grand soin. Il faut le contraindre à accomplir son devoir. Le devoir-être moral est associé étroitement au comportement gouverné du corps. Le savoir-faire ne peut s'imaginer sans une maîtrise du corps, sans sa préservation. Propreté et pureté sont indissociables. Amour et sagesse sont tributaires du corps qui doit accomplir ses fonctions selon la Loi.

Aussi le soin et les devoirs corporels sont enseignés dans le détail. L'hygiène, personnelle et publique, occupe une place importante dans l'enseignement du Prophète. La fitra que nous avons déjà traduit par « innéité » est le nom de cette hygiène dans la terminologie de la sunna. Le corps qui est le résultat de la naissance biologique est le siège de l'être intérieur qui doit renaître à Dieu ; d'où l'importance de traiter notre corps avec le plus grand soin, de le maîtriser pour ne pas compromettre par une négligence ou une incartade l'opération de sanctification où le corps participe en tout premier lieu.

La circoncision, la manière d'aller à la selle, de se couper les ongles et les cheveux, d'enlever les poils, de se brosser les dents sont des vertus de l'innéité aussi importantes en terme de propreté extérieure que de purification intérieure. Les ablutions, les grandes après la relation sexuelle ou la pollution nocturne comme les petites avant la Prière, sont ordonnées par la Loi. Tous les mouvements importants de notre corps doivent nous rappeler Dieu par la discipline qui leur est imposée. Le nom de Dieu est invoqué à l'occasion de toutes les petites cérémonies corporelles et surtout à l'occasion très importante des ablutions. Le corps se purifie pour rendre hommage, par la Prière, à son Créateur. L'eau de l'ablution doit être légalement pure, les organes du corps lavés dans un ordre légal. Ainsi purifié, parfumé si possible, notre corps est revêtu des vertus extérieures qui, sous-tendues par les vertus intérieures de l'iman, le rendent digne de comparaître devant Dieu dans l'acte central de la Prière.

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