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TROISIÈME VERTU PRINCIPALE

ÊTRE VRAI


31ème  affluent  : Faire acte de vigilance et de bon conseil

Le mot nasîha que je traduis par cette longue phrase du titre est une notion difficilement traduisible. Elle comporte l'idée de clarification, de vigilance, de proposition, de censure et de conseil. C'est tout le contenu de la démocratie islamique que ce mot couvre. La nasîha est un devoir politique et moral. Le fidèle est tenu de participer à la vie commune en restant vigilant face à tous et particulièrement face au pouvoir. Ce devoir de critiquer et de proposer est irréductible à la liberté de parole dont les démocraties occidentales s'enorgueillissent. Il est vrai que depuis que le pouvoir en Islam est devenu illégitime, c'est-à-dire depuis le milieu du premier siècle de notre ère, la faculté de critiquer et de proposer est graduellement déniée au peuple et à ses représentants naturels : les Savants. Notre histoire fourmille pourtant d'exemples d'hommes justes qui ont affronté la dictature et payé de leur vie le devoir accompli.

La vigilance-critique-proposition devra être la forme de la démocratie islamique généralisée, au fur et à mesure de la vérification, à tous les membres engagés de la Communauté. Les non-engagés qui forment la base et nécessairement la majorité, doivent être invités à participer au contrôle, mais leur promotion politique devra être liée au progrès moral qu'ils feront. Il existe bien quelque chose qui s'appelle centralisme démocratique qui est le nom d'emprunt de la dictature du Parti et une autre pratique qui s'appelle démocratie pluraliste qui est le pseudonyme de la dictature de l'argent et de la ruse. La démocratie islamique veut dire simplement le gouvernement des meilleurs. Les concessions lâches aux pressions et le travestissement hypocrite des réalités ne doivent pas être les méthodes d'accommodement avec les difficultés de la réorganisation islamique, S'il est concevablement nécessaire aux débuts d'adopter le mode du scrutin général et du suffrage universel, voire du référendum, il est absolument indispensable pour qu'il y ait marche et progrès que, peu à peu, la volonté organisée émane du seul collège communautaire.

Dans un Etat islamique rénové, il faut faire appel au devoir de nasîha pour que chaque moumin sorte de l'abstrait de ses convictions au concret de la participation réelle à la vie de chaque jour. Il faut trouver les formes correctes afin que les idées et les initiatives de l'organisation communautaire soient répercutées et discutées à la base. Il est vrai qu'une longue tradition de méfiance et de démission pèse sur les consciences et endort les disponibilités. Les gens découvriront la dignité et la sécurité apportées par le renouveau islamique en même temps que la participation que ce renouveau implique.

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