Le Coran, tu t'abreuveras !

captcha 

Nombre de visiteurs

1805481
Today
Yesterday
This Week
Last Week
This Month
Last Month
1058
1014
4760
1654284
5841
26042

 
Partager

SEPTIEME VERTU PRINCIPALE

TÉMOIGNER pour DIEU

 


 

60ème  affluent : Être de bonne compagnie


Il s'agit ici de respecter le code de bonnes manières que tout fidèle est invité à adopter. Dans les sociétés permissives et impudiques d'aujourd'hui la bonne compagnie évoque les scènes galantes, les couples illégitimes lascifs, les liens du mariage bafoués, le théâtre qui montre en public l'acte de fornication, le voyeurisme et toutes les spécialités de la dépravation animale que connaît le monde à la suite et par l'imitation de cette civilisation barbare d'Occident. Nous verrons que la chasteté est l'une des vertus imaniques, mais il fallait ici enlever toute équivoque et rappeler le dégoût que le libertinage inspire à la conscience imanique.

L'Islam a toujours été une doctrine sévère ; cette sévérité de moeurs est la rançon que doit payer l'ego comme prix de sa purification. La douceur de l'amour fraternel, les égards et la solidarité auxquels chacun a droit de la part de ses frères remplacent l'étourdissement dans le plaisir par lequel les sociétés de Sade et de Reich cherchent une occupation gratifiante en dessous du niveau de l'animal qui ne viole jamais la loi de la nature.

Un code détaillé des bonnes manières en privé, dans la famille et en société, est enseigné comme devoir inséparable du reste des vertus du fidèle. Le mot civilisation comporte civilité, et l'épanouissement de la civilisation islamique verra refleurir la courtoisie souriante, l'aménité des rapports interpersonnels, la joie de la convivance qui tempère le sérieux et l'ascétisme de l'effort continu.

Le Coran et le hadith nous enseignent comment respecter la vie privée des autres, comment saluer, comment se comporter en famille, comment se tenir en société et participer à la conversation, comment faire souvenance de Dieu à soi et aux autres afin que la fréquentation prolongée des hommes ne se dégrade en palabres inutiles et absentes.

L'humour a sa place, et le bon mot, à condition que ce soit à la dose du sel qui donne du goût à la nourriture sans l'altérer. Le Prophète lui-même était un homme souriant et savait placer le bon mot conciliable avec la pudeur et la Vérité.

Bref, que ce soit à la maison ou en voyage, que ce soit pour adoucir le mouvement ou la parole, l'Islam ordonne et libère. L'unité de conduite, même dans les actes ordinaires de la vie, donne à la société communautaire un ciment de plus et introduit le facteur d'unité externe qui joue son rôle.

Il faudra nous dégager des habitudes et de la manière de vivre que nous ont léguées les siècles de désordre et notre accointance avec la civilisation occidentale. Les superstitions d'ordre idéel comme celle du comportement doivent être répudiées. La mode ouverte au vent du libertinage à l'occidentale comme celle qui ressuscite les moeurs antiques de la fausse authenticité qui ne distingue pas ce qui est dû au désordre de ce qui est la Vérité de l'Islam doit être remplacée par l'attitude vigoureuse du fidèle décontracté mais s'inspirant de la seule conduite du Prophète qui incarne la morale, le adab coranique.

Ce mot adab que je rends dans ce titre soixantième n'a pas d'équivalent en français. Il évoque pour qui connaît à fond l'arabe et l'Islam les deux notions de fête et de bonne tenue. En effet, la stricte observance du code de l'adab ne signifie nullement monotonie et tristesse. Au contraire, le trait saillant du fidèle et de la société islamique, après la force de ce qui est vrai, est l'optimisme et la joie de ce qui est libre et chargé d'annoncer la bonne nouvelle à l'humanité.

Ces deux traits doivent dominer dans la conception de tout l'équipement civilisationnel. La pureté et la propreté sont la force et la joie de l'habitat, de l'architecture et de tout le milieu. La pudeur et l'élan fraternel sont la force et la joie dans les rapports humains. Notre civilisation doit rompre en tout avec la civilisation sans finalité ; les leçons, négatives et positives, que nous offrent notre histoire et celle des autres doivent nous aider à frayer notre chemin à partir de l'état subhumain que nous ont fait et notre dégradation historique et notre impressionnabilité devant le modèle barbare.

Partager
 

A LIRE EN LIGNE !