Le Coran, tu t'abreuveras !

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CINQUIÈME VERTU PRINCIPALE

SAVOIR


47ème  affluent : Enseigner par éloquence


Grande concurrence dans le monde affolé d'aujourd'hui de propagandes contradictoires. La magie du verbe, jointe à la magie de l'image et de la couleur, opère sur les foules, informe et désinforme l'opinion publique. Les médias diffusent le mensonge et accaparent le temps et l'attention de la jeunesse. Une culture de masse est créée qui pivote autour de la violence et du sexe, ne dépassant jamais l'âge mental de douze ans et l'instinct adolescent brut.

Cette culture que nous importons et que nous imitons a une influence décisive sur la formation de la personnalité de nos enfants et par conséquent sur notre destinée. Le modèle jahiliyen est intériorisé, les goûts, les manières et les idées sont aliénés. A cela s'ajoute le rôle de manipulation idéologique que jouent les média. Le sentiment est anesthésié, les idées brouillées, la publicité officielle prend les volontés en charge après avoir transformé les spectateurs drogués et hypnotisés en moutons veules. On vous dit ce qu'il faut aimer et ce qu'il faut faire, on vous persuade de la justesse de ce qui est faux, de la bonté de ce qui est mauvais, de l'utilité de ce qui est nocif et de la beauté de ce qui est laid. A force de vous asséner des banalités, la volonté du tyran et du marchand devient votre conviction.

Cette magie noire devra être exorcisée ; l'éloquence, amplifiée par l'art et les média, doit jouer le rôle éducatif et d'orientation qui était le sien du temps du Prophète. Celui-ci était un grand orateur ; il encourageait les poètes parmi ses Compagnons à défendre l'honneur de la communauté attaqué par les ennemis,

Les Arabes d'hier, comme toute l'humanité de tous les temps, étaient sensibles à la chose bien dite et bien présentée. Les hommes de notre temps doivent entendre l'Appel dans les formes que l'art moderne et les moyens modernes mettent à notre disposition.

Un facteur puissant et absolument indispensable à notre reviviscence et à notre indépendance est l'autonomie de la langue. Il est superflu de rappeler la beauté, la richesse et la souplesse reconnues à la langue arabe par les natifs comme par les étrangers. Il est également superflu de rappeler que la langue arabe est la langue choisie par Dieu pour communiquer Sa Loi et Son Appel à l'humanité et que cette langue, qui joint à ses aptitudes spirituelles les compétences temporelles les plus avérées, a derrière elle un passé prestigieux puisqu'elle servit de support unique à notre civilisation brillante.

Notre langue, celle de tous les jours pour les Arabes et les arabisés, celle du coeur de tous les musulmans sur terre, est devenue peu éloquente depuis que nos sociétés ont succombé au poids du désordre conjugué avec les pressions de la conquête coloniale depuis les croisades. Depuis que notre essor a pris fin sur le plan de notre présence politique et militaire dans le monde, notre langue a subi le contrecoup de la régression. L'avènement et l'épanouissement de l'empire ottoman se sont accompagnés du dépérissement de la langue arabe. Arrêté dans sa carrière glorieuse par les brisures dans notre histoire, l'arabe a, peu à peu, perdu la parole pour être frappé presque totalement de mutisme aujourd'hui dans les domaines des sciences et de la technologie. Même pour l'usage littéraire, l'arabe actuel, infiltré de dialectes et d'apports douteux, est très en dessous des normes de pureté et d'expressivité qu'il faut à une langue de renouveau.

A la suite des grands savants dans notre histoire, qui se trouvent être pour la plupart de grands Savants de l'Islam et qui ont porté haut les couleurs de la pensée et enseigné à l'Occident barbare les rudiments de la civilisation, les petites copies du petit homme occidental d'aujourd'hui s'imaginent parvenus au sommet de l'intelligence si, à l'instar de leurs maîtres orientalistes, ils apprennent suffisamment d'arabe pour déchiffrer à peine et à grand renfort de prétentions pompeuses quelques manuscrits et pour les commenter dans leur langue d'adoption comme des objets morts, comme si c'était du latin ou toute autre langue définitivement hors circuit.

La langue arabe doit être remise en valeur ; aucun renouveau pour l'Islam n'est imaginable sans la remise en selle de la langue du Coran et du Prophète désarçonnée par notre négligence et par l'impérialisme culturel des jahiliyens. La Science est difficilement exprimable en langue étrangère, les sciences auxquelles l'arabe a longtemps servi de véhicule sont traduisibles à condition seulement que le sentiment de notre identité et la volonté d'indépendance soient assez forts en nous pour déterminer et canaliser les efforts.

Islamisation et arabisation doivent aller de pair. Le nationalisme arabe, étroit et laïc, parle un arabe passionné et hautement poétique. Cet arabe exprime avec intensité, l'idéologie du panarabisme « socialiste, progressiste et révolutionnaire ». Mais il reste une langue du discours enflammé infirme dans les fonctions de la connaissance, ,infertile en réalisations authentiques. C'est que les idéologies laïques forcenées dites et écrites en notre langue n'expriment en aucune façon ni notre personnalité vraie ni l'espoir de nos peuples tournés entièrement vers notre idéal perdu. Les idéologies du feu répondent au tempérament passionné de l'ancienne personnalité arabe qui émerge à la surface après érosion de la composante islamique. Les éléments non musulmans, qui sont toujours restés des Arabes sans Islam, ont eu la partie facile d'introduire les idées d'Occident et de les travestir en les présentant comme des vérités universelles. L'idée force, l'idée maîtresse que ces génies du tribalisme (voyez le Liban) avancent est l'idée de laïcité, condition de toute unité arabe, de tout progrès et de tout socialisme.

Les chrétiens du Levant ont été les premiers, au siècle passé, à s'initier, profitant du protectorat officieux mais agissant que la France exerçait sur. les populations chrétiennes soustraites à la souveraineté des Turcs, à la culture occidentale moderne, les premiers à exprimer en arabe ces idées, les premiers à fonder des imprimeries et des journaux. Ainsi l'arabisme qu'ils ont prêché, qu'ils continuent de prêcher et que la jeunesse arabe continue d'avaler malgré le démenti du tribalisme chrétien du Liban, fut-il martelé dans la tête des générations coupées de leurs racines, ignorant tout de l'Islam. Ainsi la haine du turc, savamment orchestré par l'Occident et colporté -par les levantins, a-t-elle précipité la déconfiture de l'empire ottoman associé non sans raison à la force de l'Islam que l'Occident voulait détruire, associé dans la propagande de manipulations à tous les malheurs dont souffraient les Arabes, ce qui est faux.

Il faut recommencer l'islamisation du monde arabe à nouveaux frais. L'unité de la langue et du sang sont les deux piliers du nationalisme ; on ne peut pas fouler aux pieds comme une dépouille malpropre les sentiments que les peuples attachent à ce qui fortifie leur identité immédiate, il ne faut pas le faire. Mais il faut absolument dépasser ce nationalisme qui fouette l'orgueil des Arabes traîné par la faute de ce même arabisme dont ils s'enorgueillissent dans l'opprobre de la défaite devant le petit Etat sioniste, poste avancé du grand dessein américain d'asservir les Arabes.

Il n'y a qu'une seule manière d'échapper à l'alternative entre la défaite perpétuelle qui signifie triomphe de l'Ouest et l'accumulation des armes soviétiques inutiles, ce qui signifie asservissement à Moscou. C'est de maintenir les trois constituantes de l'identité nationale, le sang, la langue et la terre, à leur juste place comme réalités historiques et comme potentialités. L'amalgame que fait l'arabisme de ces données est malsain et fragile ; c'est que :

1) Le lien de sang qui, en principe, doit unifier les Arabes est inopérant : il existe des Arabes riches à millions qui forment une petite oligarchie omnipuissante et d'autres Arabes réduits en servage, importés comme du bétail pour remplir les fonctions de domestiques et assouvir, quand on est belle femme et pauvre, les instincts lubriques des riches et puissants. Ceci est vrai pour les Arabes idéologiques et révolutionnaires aussi bien que pour les autres. Faites-vous inviter par un despote charismatique et révolutionnaire arabe si vous voulez en avoir le coeur net.

2) La langue que parlent les peuples arabes n'est qu'un ramassis de dialectes, différents de la langue enflammée de l'idéologie, différente, totalement, elle-même de la langue du Coran. Or, celle-ci est le lien indissoluble entre les Arabes et les autres musulmans. La langue du Coran est le récipient de la culture coranique, de la Science et de notre histoire saine. Les Arabes doivent réapprendre à être éloquents de coeur et de vertu en parlant à leur frère la langue de l'amour et de la solidarité. Le train arabo-musulman partira quand les Arabes comprendront et assumeront leur responsabilité de dépositaires d'un message au service duquel tout musulman sur terre doit participer.

3) La terre, que l'histoire du désordre a découpée en territoires autonomes et que le découpage colonialiste a concrétisé définitivement en Etats-nations, n'a qu'un nom islamique : « la Maison de l'Islam » (dar-al-islam). La réunification de la umma exige un dépassement de l'idée d'appartenance à la terre nationale au niveau de la conscience individuelle et collective, un dépassement du sentiment de cette appartenance par le sentiment de fraternité en Dieu et un dépassement de la concrétude nationale, étroite par un large échange des hommes, par le don et le partage équitable de toutes les richesses mises en commun. En attendant ce qui ne peut être que le résultat d'un long processus de libération et d'islamisation, la terre islamique est violée en ce qu'elle a de plus sacré : AI Qods la Sainte. Les Arabes réunis théoriquement par le sang et la langue mais divisés irrémédiablement en l'absence, en l'ignorance du seul ciment qui en a fait pour mille ans. avec tous leurs frères musulmans, les porteurs du flambeau de la civilisation n'ont pas pu et ne peuvent mener à bien le combat pour libérer la terre. Il suffit que ces Arabes retrouvent l'esprit de leur identité, qui est l'Islam, pour que leur courage renaisse et que la vie reprenne dans ce corps léthargique géant que représentent les huit cents ou les mille millions de musulmans prêts, s'ils trouvent un leadership qui leur parle avec éloquence de Dieu et de fraternité, à s'engager sous l'étendard du combat pour la mosquée sainte et pour la défense de la Maison de l'Islam.

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