Le Coran, tu t'abreuveras !

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Son humour

L'humour signifie l'échange de plaisanteries et de blagues.

Mais une question ne peut que se poser:

Le Messager homme de rang élevé, occupé par une mission précieuse et responsable du commandement des armées et de l'orientation des hommes vers le droit chemin, s'adonnait-il aux plaisanteries?

Oui, il plaisantait de temps en temps car ses occupations sérieuses prenaient tout son temps. Mais il faudrait préciser que les plaisanteries ne comportaient aucune parole mensongère.

Par ces blagues, le Prophète, effectuait un acte louable en accordant à ses compagnons un répit humoristique. Ses cajoleries adressées aux petits enfants suscitaient les rires et la joie.

Passons aux exemples :

* Anas bin Malek, que Dieu l'agrée raconte:

Un homme se rendit auprès du Prophète, et lui demanda de lui assurer une monture, un chameau ou autre.

-« Nous allons te donner un chamelet», lui dit le Messager.

-« Comment un chamelet pourrait-il me porter? »s'exclama l'homme.

-«Le chamelet n'est-il pas le petit de la chamelle?» lui dit le Prophète, qui à titre de plaisanterie, prononça une vérité.

* No'mane bin Bachir, que Dieu les agrée, raconte:

Abou Bakr demandait la permission d'entrer chez le Prophète, quand il entendit la voix de 'A'icha s'élever sur celle du Messager, que Dieu le bénisse et le salue. Dès qu' il entra, \t pire giffla sa fille et la blâma:

*«Depuis quand éleves-tu la voix auprès du Prophète?»

Le Messager le retint et Abou Bakr sortit tremblant de colère.

Il se tourna alors vers sa femme et lui dit:

Que penses-tu de ma façon de te sauver de cet homme?»

Quelques jours plus tard, Abou Bakr rendit visite au Messager et trouva le couple réconcilié.

Faites-moi participer à votre paix comme j'ai participé à votre guerre», demanda-t-il.

Et le Prophète de répondre:

Nous l'avons déjà conclue, nous l'avons déjà conclue».

*Anas bin Malek, que Dieu l'agrée, raconte que le Prophète l'a interpelé un jour en l'appelant:

Ô toi, homme aux deux oreilles».

Une plaisanterie démunie de mensonge car tout être humain a deux oreilles.

* Anas bin Malek rapporte:

«Un bédouin appelé Zaher offrait au Prophète, à l'occasion de chaque sortie en expédition, un cadeau.

Un jour, le Prophète en dit: «Zaher est notre désert et nous sommes sa cité urbaine».

En fait, le Messager lui vouait une grande affection.

Le Bédouin vint un jour à Médine pour vendre sa marchandise; le Messager s'approcha de lui et le prit dans ses bras par derrière.

Devine qui suis-je?»

L'homme tourna la tête vit le Messager et garda sa position pour que son dos demeure à proximité de la poitrine du Prophète.

- «Qui achète cet esclave?» proclama le Prophète.

Et bien, me trouves-tu si commun?» demanda l'autre.

- «Tu n'es point commun auprès d'Allah, tu es précieux».

* Al-Boukhari, la miséricorde d'Allah soit sur lui, rapporte:

Un homme appelé 'Abdullah et surnommé Houmara, était le bouffon du Prophète.

On le trouvait en état d'ivresse et le soumettait à la sanction pénale.

Un jour, un homme le maudit mais le Prophète intervint et dit: -«Ne le maudis pas car il aime Allah et Son messager».

* Anas bin Malek, que Dieu l'agrée, raconte:

Le Messager avait à son service un homme appelé Anjacha qui guidait les chamelles des épouses du Prophète.

Il poussa un jour les chamelles qui hâtèrent le pas.

Malheur à toi, ô Anjacha», s'écria le Prophète, «fais attention aux bouteilles».

Le Prophète n'a comparé les femmes aux bouteilles qu'à titre de plaisanterie.

Les femmes, aussi délicates que ces bouteilles risquaient de se casser si elles tombaient de leur palanquin.

* Massrouq rapporte les paroles suivantes de 'A'icha, que Dieu l'agrée:

«Le Prophète, a raconté une histoire à ses épouses. Mais une d'elle lui dit:

- «Messager d'Allah, l'histoire que tu viens de nous raconter est complètement fictive (Khourafa)».

-«Sais-tu ce que veut dire ce mot (Khourafa)» demanda le Prophète, (Khourafa) était un homme de Bani 'Azrah pris comme prisonnier par les Djinns à l'époque de l'Ignorance. Ils le gardèrent longtemps puis le rendirent aux humains.

Quand il racontait aux gens les choses extraordinaires dont il avait été témoin, personne ne le croyait et c'est ainsi que le terme Khourafa entra en usage».

La gentillesse du Prophète, l'empêcha de reprocher à son épouse d'avoir inventé cette histoire. Il préféra recourir à la plaisanterie.

* Al Hassan Al-Basri, la miséricorde d'Allah soit sur lui, raconte qu'une vieille femme se rendit auprès du Prophète, et lui dit:

- «Implore le Seigneur en ma faveur afin qu'il m'introduise au Paradis!».

- «Ô mère de Tel, une vieille femme ne peut pas entrer au Paradis», répondit-il.

La femme sortit en pleurant. Le Messager, dépêcha quelqu'un derrière elle et lui dit:

-Dis-lui qu'elle n'y entrera pas en tant que vieille femme car le Seigneur a dit:

(C'est nous, en vérité, qui avons créé Houris d'une façon parfaite. Nous les avons faites vierges, aimantes et d'égale jeunesse) [Coran LVI, 35-37].

On raconte qu'une autre femme vint chez le Prophète, pour demander des nouvelles de son mari.

- «Ton mari est celui qui a du blanc dans les yeux?» demanda le Messager.

Croyant que son mari avait été frappé de cécité, la femme fondit en larmes.

On lui dit alors que tout homme a du blanc aux yeux et que le Messager était en train de plaisanter.

Toutes ces plaisanteries comportaient des vérités, jamais des mensonges.



 

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